Première distribution massive de 800.000 masques aux Bruxellois

A la suite de la décision du Conseil National de Sécurité du 24 avril 2020 recommandant le port du masque par la population, la Région de Bruxelles-Capitale souhaite offrir un masque à chaque citoyen bruxellois. Une commande de 3,5 millions de masques a été effectuée conjointement par Bruxelles Prévention et Sécurité (BPS) et Iriscare, avec l’aide de hub.brussels pour l’établissement du cahier des charges et l’identification de producteurs à Bruxelles et en périphérie.

Une première vague de distribution d’un lot de 800.000 masques a été organisée ce mercredi 20 mai aux autorités communales, aux agents régionaux et communautaires bruxellois (administrations et organismes de la Région de Bruxelles-Capitale et des Commissions communautaires), aux administrations communales et CPAS ainsi qu’aux membres du personnel des associations non marchand social-santé au sens large. Ces masques sont certifiés, en tissu lavable et réutilisables, bicouche avec la possibilité d’accueillir des filtres. Cette distribution de grande ampleur se poursuivra dans les prochaines semaines par vagues successives. A terme, chaque citoyen bruxellois de plus de trois ans devrait être doté d’un masque régional d’ici la fin du mois de mai et de deux dans le courant du mois de juin.

Cette première vague de distribution est organisée en étroite collaboration avec les autorités communales auxquels il appartient de définir les modalités de distribution des masques à leurs administrés mais aussi aux structures suivantes :

  • le personnel des institutions bruxelloises de la Région bruxelloise et des Commissions communautaires (COCOF, COCOM, COCON)
  • les communautés locales et CPAS ;
  • les maisons d’hébergement pour adultes ;
  • les services d’aide aux familles ;
  • les centres de réadaptation fonctionnelle (revalidation) ;
  • les services d’accueil et d’hébergement dans le secteur du handicap ;
  • les maisons de soins psychiatriques ;
  • les collectivités sociales (maisons d’accueil et d’hébergement, abris de nuit, relais sociaux, etc.) ;
  • les entreprises d’économie sociale ;
  • les initiatives formation – emploi organisées en asbl
  • les associations sportives, culturels, etc. reconnus par la Région bruxelloise et les Commissions communautaires.

Le port du masque en tissu – ou de confort – joue un rôle clé dans la phase de déconfinement, en particulier dans les transports en commun et quand la distance physique ne peut être garantie. Il constitue un geste civique et solidaire de protection, un geste additionnel aux autres mesures sanitaires.

Déconfinement : lancement de la phase 2 à partir du 18 mai

Ce mercredi 13 mai, le Conseil national de sécurité élargi aux Ministres-présidents s’est réuni et a pris la décision, sur base du rapport des experts du GEES, d’enclencher la phase 2 de notre plan de déconfinement à partir du 18 mai prochain.

Cette phase repose principalement sur la reprise progressive des cours pour certains élèves dans l’enseignement primaire et secondaire et ceci, dans des conditions strictes d’organisation. A noter que les maternelles resteront fermées à ce stade et que l’enseignement supérieur a quant à lui déjà organisé sa fin d’année académique avec les autorités communautaires.

Le deuxième volet de cette phase concerne la culture. Le CNS a décidé qu’à partir du 18 mai les musées et les infrastructures d’intérêt culturel – à savoir les demeures et monuments historiques, les châteaux et citadelles – pourront ouvrir à nouveau leurs portes mais à la condition d’instaurer un système de billetterie en ligne ou par téléphone et de prendre les dispositions nécessaires pour éviter les effets de foule à l’intérieur de leur établissement. Les bibliothèques restent ouvertes aux mêmes conditions que maintenant.

Au niveau de la vie économique, il a été décidé que, dans cette phase 2, les métiers de contact pourront rouvrir, sous certaines conditions comme la prise de rendez-vous, le port du masque ou d’une protection couvrant le nez et la bouche pour le client et le personnel et le respect des distances de sécurité entre les clients. Par ailleurs, les marchés pourront être à nouveau organisés avec l’accord des autorités locales en sachant qu’ils doivent compter un maximum de 50 échoppes, qu’un plan de circulation devra être instauré et que les distances de sécurité devront toujours être d’application. Le port d’un masque ou d’une protection couvrant le nez et la bouche est obligatoire pour les commerçants et leur personnel et fortement conseillé pour les clients.

Enfin, une série d’autres décisions ont été prises par rapport au sport et aux loisirs. Les infrastructures d’intérêt naturel comme les parcs animaliers pourront également rouvrir à condition qu’ils instaurent une billetterie en ligne ou par téléphone pour limiter l’accès au public, un plan de circulation et que les cafétérias et restaurants restent fermés au même titre que les attractions et les plaines de jeux. Les entraînements sportifs réguliers et les leçons en extérieur et en club pourront reprendre à condition qu’ils se pratiquent en respectant les distances de sécurité et en présence d’un entraîneur. Les groupes ne peuvent pas dépasser les 20 personnes et les clubs sportifs ne peuvent rouvrir qu’à condition que toutes les mesures soient prises pour assurer la sécurité des personnes. En ce qui concerne les mariages et les enterrements, il sera possible d’accueillir maximum 30 personnes lors des cérémonies à partir du 18 mai, sous certaines conditions dont le respect des distances de sécurité. Il ne sera par contre pas permis d’organiser une réception après la cérémonie.

La prochaine étape de notre déconfinement n’aura pas lieu avant le 8 juin. Vu la multitude des activités à appréhender et leur impact sur les contacts interpersonnels, la phase 3 devra être suivie d’autres phases afin d’inscrire dans le temps la reprise de nos habitudes et de procéder de manière progressive et sécurisée.

Le plan précis relatif au déconfinement progressif du domaine culturel et sportif sera communiqué dès qu’il aura fait l’objet d’un accord avec le GEES. De la même manière, nous aborderons de façon plus précise la reprise graduelle des activités touristiques et de la réouverture des restaurants, des terrasses et des cafés.

Nous devrons également étudier dans quelle phase et dans quelles conditions nous pourrons élargir les contacts sociaux , envisager les stages d’été et les camps de mouvements de jeunesse cet été, autoriser la reprise des services de cultes sous certaines conditions et permettre l’organisation de manifestations et d’événements de taille diverse.

Nous pouvons déjà vous dire que toute manifestation à caractère culturel, sportif, touristique et récréatif reste interdite jusqu’au 30 juin.

Le dispositif de tracing est finalisé

Le Conseil National de Sécurité a décidé que la sortie de confinement sera progressive à partir du 4 mai et sera conditionnée à la réalisation d’un dépistage élargi (testing) et d’un suivi des contacts (tracing) de grande ampleur.  A charge pour les entités fédérées de mettre en place ce dispositif sur le terrain.

Le virus est encore présent en Belgique. Pour pouvoir déconfiner et reprendre une vie plus normale, les experts proposent de placer les personnes infectées en isolement et de prévenir au plus vite leurs contacts récents pour qu’elles puissent se surveiller et s’isoler également. On passe d’un confinement généralisé à un isolement des personnes qui ont été exposées au risque d’infection. C’est une action solidaire collective soutenue par un suivi des contacts organisé à l’échelle du pays.

A l’initiative du Ministre régional de la Santé et de l’Action Sociale, Alain Maron, le dispositif bruxellois de lutte contre l’épidémie vient de faire l’objet d’un accord en Gouvernement et pourra dès lors, comme prévu, entrer dans sa phase test dès ce lundi 4 mai afin d’être opérationnel à parti du lundi 11, véritable moment de départ du déconfinement progressif.

Il sera composé d’un call center de 170 collaborateurs ainsi que d’une équipe de terrain de 65 personnes pour joindre les personnes qui n’auraient pu être contactées par téléphone.   Pour mener cette opération à bien, les autorités bruxelloises ont réorienté les personnes disponibles au sein des administrations, mais également et surtout fait appel aux mutuelles, qui se sont imposées comme un partenaire de premier choix pour diverses raisons:

  • elles disposent d’une expertise bien établie en matière de santé et sont des partenaires fiables en raison de leur force d’organisation ;
  • elles peuvent mettre rapidement à disposition de ressources humaines en grand nombre et les adapter en permanence aux besoins, en fonction de l’évolution de la situation sur le terrain ;
  • elles ont depuis longtemps intégré les exigences relatives à la protection de la vie privée et peuvent mettre à disposition des tutoriels à l’attention du personnel des contact centers ;
  • elles disposent, en ce qui concerne les visites à domicile de personnes qui n’auraient pas pu être jointes par le call center, de la connaissance du travail sur le terrain bruxellois, des publics-cibles et des préoccupations sociales .

Afin de prévoir les capacités nécessaires, les mutuelles ont prévu de collaborer avec le call center N-Allô.

Les procédures de suivi de contact, qui ont fait l’objet d’accord entre toutes les entités et seront donc identiques partout en Belgique, se dérouleront comme suit :

  1. dans un premier temps, il est demandé à toute personne qui a des symptômes de téléphoner à son médecin généraliste. En région bruxelloise, les personnes sans médecin traitant peuvent contacter le 1710 pour en trouver un.
  2. avec le médecin, une première évaluation permet de prendre les premières mesures et de réaliser si nécessaire un test de dépistage.
  3. le médecin ou le laboratoire introduisent les données de la personnes infectée dans la base de données centrale.
  4. un agent de call center de première ligne contacte la personne, l’informe de son résultat, vérifie ses symptômes, lui donne des instructions pour éviter la propagation de l’épidémie y compris la mise en quarantaine pour 14 jours. L’agent établit avec la personne la liste des personnes qu’elle a rencontrées dans les 48h précédant le début des symptômes jusqu’à son isolement. Ces contacts sont classés en fonction du risque d’avoir contracté la maladie sur base de la proximité (<1,5m), de la durée du contact (>15 min) et de la profession.
  5. ces contacts sont également introduits dans la base de données.
  6. D’autres agents de call center contactent tour à tour les personnes « contact » de la personne infectée.  Elles sont informées qu’elles ont été en relation avec une personne infectée (mais les données de la personne infectée ne sont pas connues de l’agent du call center), et en fonction de leur situation il leur est conseillé de se surveiller, de faire un test, de se mettre en isolement,…. Si elles ont des symptômes elles deviennent à leur tour une personne suspecte et leurs contacts sont introduits.
  7. Enfin, les agents du call center peuvent prendre des contacts de suivi pendant les deux semaines qui suivent l’infection pour vérifier l’apparition de symptômes et le suivi des recommandations.

Si la plupart des contacts pourront être établis par téléphone sur la base d’un questionnaire-type par du personnel administratif (= call center de 1ère ligne), il faut compter que 20 % des situations nécessiteront un recours à du personnel plus spécialisé (profil infirmier ou similaire, 2ème ligne), voire à un médecin (= 3ème ligne). Ce soutien est d’autant plus important en phase de démarrage du projet.

Les contacts qui n’auront pu être établis par téléphone ou qui seront jugés non conformes nécessiteront une visite sur place. Plusieurs équipes seront mises sur pied pour assurer ce suivi sur le terrain.

Le Fédéral développe la plateforme informatique destinée à encoder les données des personnes testées et contactées, à assurer le suivi de leurs dossiers et à permettre les flux et échanges de données.  Il s’agira d’une plateforme web utilisable sans développement IT ni formation « utilisateur » complémentaires de la part des collectivités fédérées. Les données sont hébergées par Sciensano. E-health est garant du respect des règles relatives à la vie privée.

Le montant global de l’opération pour les trois prochains mois s’élève à 7.280.162 €. La situation sera bien entendu constamment réévaluée en fonction de son évolution.

Pour Alain Maron : « Le dispositif qui est mis en place en moins de deux semaines est un défi autant qu’une nécessité afin de garantir que le déconfinement puisse perdurer et que l’épidémie soit la plus maîtrisée possible. Ce dispositif de testing et d’isolement des personnes exposées au virus complète les mesures d’hygiène et de distanciation physique qui restent centrales. Grâce à ce dispositif, nous sommes maintenant mieux outillés pour lutter contre la propagation du virus. Néanmoins, plus que jamais, notre meilleure protection reste et restera notre vigilance à chacune et chacun. Pour terminer, j’aimerais vivement remercier les mutualités pour leur implication dans le projet, gage de rigueur autant que d’expertise et d’humanité ».

Des tablettes dans les maisons de repos pour réduire l’isolement des résidents

Les mesures de confinement imposées aux Maisons de Repos et Maisons de Repos et de Soins (MR-MRS), si elles sont efficaces pour ralentir l’épidémie, sont aussi potentiellement dommageables pour la santé des résidents qui, isolés de leur famille et en perte de liens sociaux directs, pourraient sombrer dans la dépression. C’est pourquoi, à l’initiative du Ministre de la Santé et de l’Action Sociale, Alain Maron, et du Ministre en charge de la Transition Numérique, Bernard Clerfayt, les MR-MRS vont recevoir ce jour des tablettes à l’usage des leurs résidents.

L’objectif est, dans la mesure du temps disponible dont les équipes bénéficient dans chaque MR-MRS, de pouvoir à tour de rôle accompagner les résidents dans des appels vidéos avec leur famille, même si ce n’est que quelques minutes. Cette mesure prend place parmi une palette de mesures en vue de plus et mieux humaniser le confinement.

Pour Alain Maron : « Bien évidemment, la situation de chaque MR-MRS est différente. Pour certaines d’entre elles, la mise en place de ces appels ne sera envisageable que dans quelques semaines, le temps de revenir au calme. Mais nous tenions à ce que chaque institution bruxelloise ait cette possibilité dès maintenant. Parce que nous sommes convaincus qu’en multipliant ces petites ouvertures vers le monde extérieur, nous pouvons rendre espoir à toutes et tous ».

Pour Bernard Clerfayt : « Les nouvelles technologies offrent de nombreuses opportunités pour améliorer notre quotidien. Parmi celles-ci, créer ou recréer du lien social. Grâce aux tablettes distribuées dans les maisons de repos, les résidents pourront rompre leur isolement et auront, le temps d’un instant, une fenêtre sur leurs familles et leurs proches ».

Nouvelles mesures pour le secteur du social et de la santé

Le Gouvernement bruxellois, à l’initiative du Ministre de l’Action Sociale et de la Santé Alain Maron et du Ministre-Président Rudi Vervoort, a dégagé 22,5 millions d’euros supplémentaires afin de soutenir des mesures complémentaires de crise dans les secteurs du social et de la santé.

Parmi celles-ci :

1. Accompagnement du déconfinement
Dans le cadre de la stratégie de sortie de crise, la Région bruxelloise a mis en place une série de mesures afin de s’inscrire dans la stratégie de contact tracing coordonnée au niveau fédéral :

·       Mise en œuvre du contact tracing (10 millions d’euros)
Spécifiquement lié au déconfinement dès que sa mise en œuvre sera effective, le contact tracing via call center permettra, dès qu’un médecin aura constaté un cas Covid-19, d’établir la liste des contacts que cette personne a eus dans les deux semaines précédentes. Ces contacts seront à leur tour avertis par téléphone. Ils devront s’adresser à leur médecin de famille s’ils présentent des symptômes, en vue d’être testés. Cette mesure durera au minimum un an mais devra avoir une ampleur modulable en fonction de l’évolution de l’épidémie. Un premier scénario basé sur 1.000 nouveaux cas par jour en Belgique estime les besoins en personnel à 340 personnes pour la Région bruxelloise, dont 220 techniciens de call center et 70 agents de santé de terrain et experts de santé (différents profils). Les entités fédérées travailleront sur base d’une plate-forme commune et d’une base de données commune pour une question d’interopérabilité. Les modalités précises de la mise en œuvre du tracing sont en cours de discussion avec les autres entités.

·       Création de structures de mise en quarantaine (2,5 millions d’euros)
Dans le cadre de la limitation de la propagation du virus, la recommandation qui prime est de rester isolé à la maison en cas d’infection. Dans certains cas pourtant, cela ne peut être appliqué. En effet, il arrive que la personne n’ait pas de domicile, ou qu’elle habite avec une ou des personnes à risque qui s’exposeraient à une forme grave de la maladie si elles étaient infectées (malades cardiaques, patients diabétiques, immunodéprimés, personne âgée). Depuis le début de la crise, les hôtels ou auberges de jeunesse se sont révélés être des solutions opérationnelles permettant une mise en quarantaine. Le Gouvernement bruxellois a également prévu un budget pour disposer de chambres dans ce cadre.

·       Commande centralisées de masques en tissu pour les citoyens bruxellois
Suite à la décision du Gouvernement bruxellois jeudi dernier concernant la commande centralisée de masques pour les citoyens et suite à la décision du Conseil national de sécurité de recommander le port du masque et de l’obliger dans les transports en commun, le Ministre-Président Vervoort a chargé Bruxelles Prévention et Sécurité d’effectuer une commande pour équiper l’ensemble des Bruxelloises et Bruxellois d’au moins un masque en tissu (filtre compris).

2. Investissement supplémentaire dans les matériels de protection pour les secteurs de première ligne (8 millions d’euros/2 mois)
Ce montant doit permettre de subvenir, durant deux mois, aux besoins matériels à savoir masques chirurgicaux, masques FFP2, blouses, visières, gants, charlottes et surchaussures pour l’ensemble des secteurs de première ligne, hors hôpitaux. Les distributions se poursuivent de façon régulière dans chacun des secteurs.

3. Soutien au secteur de l’Aide alimentaire (480.000 €)
La perte de revenu qui frappe actuellement une partie de la population a créé de nouvelles situations d’urgences humanitaires. Les demandes d’aide alimentaire sont croissantes alors même qu’une partie du secteur de l’aide alimentaire n’est plus opérationnelle (30% des services ont dû fermer) ou fonctionne au ralenti. Par ailleurs, la crise a fait émerger des demandes d’un public nouveau, non bénéficiaire de l’aide alimentaire en temps normal. Ce dernier se déplace en masse vers les points de distribution. Les acteurs doivent donc gérer des demandes croissantes et des engorgements aux points de distribution, certains territoires restant non couverts par l’aide.

Pour pallier ces deux difficultés, il va être procédé au:
– renforcement de la coordination « aide alimentaire » de la Fédération des Services Sociaux (59.800€) ;
– soutien au projet DREAM du CPAS de la Ville de Bruxelles (projet d’insertion socio-professionnelle de récupération et de distribution des invendus de fruits et légumes du marché matinal de Bruxelles) (220.000 €) ;
– développement de projets concrets sur le terrain en articulation avec les services du secteur de l’aide alimentaire, les communes et les CPAS (200.000€).

4. Lutte contre l’isolement et soutien aux personnes en situation d’urgence sociale
·       Création d’une ligne d’appel pour seniors en MR-MRS et seniors isolés
Création d’une ligne téléphonique qui va permettre d’offrir un soutien psychologique aux résidents des maisons de repos de la Région bruxelloise en cette période de confinement et d’isolement ayant des conséquences parfois dramatiques sur le sentiment d’isolement psychique.

·       Prolongation de la mise à disposition du numéro d’urgence sociale (133 000€/9 mois)
Cette nouvelle ligne d’urgence sociale (0800/35.243) a été ouverte dès le début de la mise en place des mesures d’urgence. Ce service est destiné aux personnes en difficulté qui ne peuvent trouver de réponses à leurs problèmes urgents parce que les services auxquels elles s’adressent habituellement sont fermés ou parce que c’est la première fois qu’elles se posent des questions liées à leur situation sociale précaire.

·       Création d’une équipe mobile renforçant les dispositifs relatifs aux assuétudes (415.300€/8mois)
La situation sanitaire et sociale des usagers de drogue les plus précaires se dégrade depuis la crise du Coronavirus en raison de la réduction de l’activité de nombreux services. Des initiatives ont été prises, mais la situation de nombreux patients inquiète le secteur. Une équipe mobile a donc été créée afin de renforcer les maraudes et de renouer le lien avec les patients avec lesquels les liens thérapeutiques ont été fragilisés.

Enfin, un protocole d’accord a été conclu entre la Commission communautaire commune, l’asbl New Samusocial et le Parlement européen pour la période du 27 avril au 31 juillet 2020. Le Parlement européen a en effet proposé des mesures concrètes de solidarité aux citoyens de ses villes hôtes dont Bruxelles fait partie. Parmi celles-ci :

  • La mise à disposition gratuite d’une partie du bâtiment Helmut Kohl (Square Meeus à Bruxelles) afin de répondre aux besoins de logement des femmes sans abri, en situation de vulnérabilité aggravée suite à l’épidémie de COVID-19;
  • La mise à disposition gratuite de 20 voitures particulières avec chauffeur pour le transport exclusif du personnel médical dans le cadre de ses déplacements professionnels et dans les limites de la Région de Bruxelles-Capitale.

Maatregelen van de Gewestelijke Veiligheidsraad

Minister-President van het Brussels Hoofdstedelijk Gewest Rudi Vervoort riep op maandag 27 april een Gewestelijke Veiligheidsraad* samen na de Nationale Veiligheidsraad van vorige vrijdag. Op de agenda van de Gewestelijke Veiligheidsraad stond de informatieoverdracht naar de lokale overheden, de omzetting van de nieuwe maatregelen naar het gewestelijk niveau en de praktische gedaante die deze moet aannemen voor een samenhangende toepassing op het grondgebied van het Brussels Hoofdstedelijk Gewest.

De Nationale Veiligheidsraad presenteerde een exitstrategie die in drie fasen verloopt, en van start gaat op 4 mei aan de hand van een geleidelijke, evoluerende en niet-definitieve kalender. 

Zo zullen er week per week stappen worden gezet volgens een tijdschema dat kan wijzigen naargelang de algemene gezondheidstoestand en de evolutie van het virus. De eerste exitmaatregelen gaan in op 4 en 11 mei, waarbij er telkens bepaalde activiteiten hernomen worden (ondernemingen en bepaalde niet-essentiële sectoren) en winkels opnieuw open gaan. De tweede fase zal ingaan op 18 mei met de geleidelijke herneming van lessen op school en met meer mogelijkheden om bij onze naasten te zijn. De laatste stap in het exitproces (ten vroegste op 8 juni) zijn de modaliteiten voor een eventuele en geleidelijke heropening van restaurants, cafés en verscheidene zomerevenementen. Wat we met zekerheid weten is dat massa-evenementen zoals festivals niet worden toegestaan vóór 31 augustus 2020. Om ervoor te zorgen dat de exit uit de lockdown in de best mogelijke omstandigheden gebeurt, krijgen het testen, het tracen en het dragen van een masker de komende periode een belangrijke rol.

Wat de mondmaskers betreft, heeft de Nationale Veiligheidsraad beslist om het dragen van een zogenaamd comfortmasker (stoffen mondmaskers) verplicht te maken op het openbaar vervoer voor reizigers vanaf 12 jaar en in de scholen bij de heropening ervan. Verder is het ook aangewezen om een mondmasker te dragen in de openbare ruimte en op plaatsen waar het niet mogelijk is de fysieke afstand te bewaren (winkels, werkvloer, …). In  at verband is het belangrijk om de details van deze beslissing te verduidelijken op het niveau van het Brussels Hoofdstedelijk Gewest en de 19 gemeenten.

Naast de initiatieven die de federale regering ter zake aangekondigd heeft, heeft de Brusselse Hoofdstedelijke Regering immers al op 23 april beslist om minstens één stoffen comfortmasker (filter inbegrepen) te voorzien voor élke Brusselaar, alsook voor elk personeelslid dat werkt in de gewestelijke besturen.

Het dragen van een mondmasker zorgt voor extra bescherming ter aanvulling op de overige gezondheidsmaatregelen” benadrukt Minister-President Vervoort. “Het nut van het mondmasker bestaat er niet zozeer in zichzelf te beschermen tegen het virus, dan wel om anderen te beschermen door ervoor te zorgen dat geen speekseldruppeltjes verspreid raken. In dat verband was het voor ons essentieel alle Brusselaars op voet van gelijkheid te behandelen. De maskers zijn daarom bestemd voor de hele Brusselse bevolking, met inbegrip van kinderen jonger dan 12 jaar, daklozen en mensen die zich in een onregelmatige situatie bevinden.”

Het Gewest is van plan om het model te kopen dat aanbevolen en goedgekeurd is door de FOD Volksgezondheid zoals aangegeven op de website https://maakjemondmasker.be/. De maskers zullen beschikbaar zijn in drie maten, zodat ze perfect passen op het gezicht van degene die het draagt voor een zo efficiënt mogelijk gebruik.

Om ervoor te zorgen dat deze uitrusting zo snel mogelijk voorhanden is, coördineert het Gewest de werkzaamheden die verband houden met de aankoop, de veilige opslag en verdeling via een gewestelijke task force. Gewestelijke besturen en instellingen van openbaar nut zoals bijv. Brussel Preventie en Veiligheid, Hub.brussels, Citydev, Iriscare zullen er elk met hun middelen en bevoegdheden in overleg samenwerken. Om na te gaan wat de productiecapaciteit is van de Brusselse en Belgische ondernemers om bestellingen van dergelijke omvang te verwerken en tegelijk een kwaliteitsvol product te kunnen afleveren, werd reeds marktonderzoek verricht.

Ten slotte wordt ook de coördinatie met de gemeenten verzekerd. Deze laatste spelen een essentiële rol bij de verspreiding van de maskers vanwege hun nabijheid tot de Brusselse bevolking.

Mesures du conseil régional de sécurité

Le Ministre-Président de la Région de Bruxelles-Capitale Rudi Vervoort a convoqué un Conseil régional de sécurité* (CORES), ce lundi 27 avril, à l’issue du Conseil national de sécurité (CNS) de vendredi dernier et des termes de la stratégie de déconfinement et de sortie de crise fédérale qui y ont été précisés. L’ordre du jour de cette réunion consistait en la transmission de l’information auprès des instances communales et locales, la traduction des mesures décidées à l’échelle régionale et leurs modalités pratiques en vue d’en assurer une mise en œuvre cohérente sur le territoire de la Région de Bruxelles-Capitale.

Pour rappel, le CNS a présenté une stratégie de sortie de crise en trois phases dès le 4 mai prochain, selon un calendrier progressif, évolutif et non définitif. 

Plusieurs étapes seront franchies progressivement, semaine après semaine, sachant que chaque date estimée est susceptible de changer en fonction de la situation sanitaire et de l’évolution du virus : la première, les 4 et 11 mai, avec respectivement la reprise de certaines activités (entreprises et certains secteurs non essentiels), et la réouverture des commerces; la deuxième, le 18 mai avec la reprise progressive des cours à l’école et la possibilité de revoir ses proches et enfin, la dernière, au plus tôt le 8 juin, avec les modalités de réouverture éventuelles et progressives des restaurants, des cafés et des bars et les différentes activités estivales. La seule certitude étant que les événements de masse de type ‘festival’ ne seront pas autorisés avant le 31 août 2020. Pour assurer le déconfinement dans les meilleures conditions possibles, le testing, le tracing et le port du masque joueront un rôle prépondérant.

Concernant le port du masque, le CNS a décidé de rendre obligatoire le port du masque dit de confort (masques en tissu), en support des mesures d’hygiène et de sécurité déjà imposées, dans les transports en commun pour les usagers de 12 ans et plus mais également dans les écoles lors de leur réouverture. Il recommande également le port de celui-ci dans l’espace public et les lieux où la distanciation physique n’est pas possible (commerces, travail, …). Il convenait de préciser les modalités de cette décision à l’échelle de la Région de Bruxelles-Capitale et des 19 communes.

En effet, outre les initiatives en la matière annoncées par le Gouvernement fédéral, la Région de Bruxelles-Capitale s’était préalablement engagée, le 23 avril, à fournir au moins 1 masque en tissu dit de confort (filtre inclus) à chaque citoyen bruxellois ainsi qu’à chaque membre du personnel des administrations régionales.

« Le port du masque constitue un geste barrière additionnel aux autres mesures sanitaires » insiste le Ministre-Président Vervoort. « La vertu du masque n’est pas de se protéger à titre individuel contre le virus mais bien de protéger les autres contre les projections salivaires. Dans ce cadre, nous avions à cœur d’offrir une égalité de traitement à tous les Bruxellois, ces masques s’adressant donc à l’ensemble de la population bruxelloise, en ce compris les enfants de moins de 12 ans, les personnes sans abri et les personnes en situation irrégulière. »

Le modèle que la Région envisage d’acquérir est celui qui a été recommandé et approuvé par le SPF Santé Publique sur le site https://faitesvotremasquebuccal.be/. Ces masques seront disponibles dans trois tailles afin de s’adapter parfaitement au visage de la personne qui le porte, garantissant ainsi son efficacité.

Afin d’assurer la fourniture de cet équipement dans les plus brefs délais, la Région coordonne les efforts en matière d’achat, de stockage sécurisé et de distribution via une Task force régionale réunissant certaines administrations et organismes d’intérêt régional (Bruxelles Prévention et Sécurité, Hub.brussels, Citydev, Iriscare, etc.). Ces derniers agissent de concert, chacun dans ses ressources et compétences. Un premier travail de prospection a déjà été mené afin de vérifier la capacité de production des opérateurs économiques bruxellois et belges en mesure de faire face à un tel volume de commandes, tout en garantissant un produit de qualité.

Enfin, la coordination avec les communes est également assurée, ces dernières ayant un rôle essentiel à jouer dans la distribution des masques en raison de leur proximité avec la population bruxelloise.

Visites dans les maisons de repos

Sur décision du Conseil National de Sécurité de ce 15 avril 2020, une série de nouvelles mesures sont entrées en vigueur dans notre pays, dont l’autorisation de visites en maisons de repos et maisons de repos et de soins sous consignes strictes.

Afin de pouvoir mettre en œuvre ces mesures fédérales tout en poursuivant les efforts pour ralentir la propagation du virus et protéger les personnes vulnérables, la région bruxelloise a immédiatement mis en place, au lendemain de l’annonce, une série de concertations associant les fédérations des maisons de repos, les représentants syndicaux et les pouvoirs publics.

Ces concertations ont abouti à un accord sous forme de circulaire qui sera envoyée ce jour à l’ensemble des MR-MRS et qui est jointe au présent communiqué. Le principe de base reste l’interdiction des visites dans ces établissements. Seules les visites essentielles et vitales sont autorisées, auxquelles s’ajoutent dorénavant les visites encadrées, moyennant le respect de conditions strictes.

La région bruxellois est en train de procéder au testing systématique du personnel et des résidents des maisons de repos et des maisons de repos et de soins. Dans chaque établissement, le début des visites encadrées ne pourra avoir lieu qu’au terme du processus complet de dépistage en son sein, à savoir,  (1) après le dépistage et (2) si les conditions le permettent :

1. Après le dépistage
C’est-à-dire lorsque le dépistage généralisé des résidents et du personnel est réalisé, que les résultats ont été transmis et analysés, et que la mise en œuvre des mesures à prendre éventuellement en fonction des résultats (cohortage ou autres) est effective.

2. Si les conditions le permettent
Autrement dit, la mise en place de l’ensemble des mesures indispensables permettant à l’institution d’être prête à accueillir des visiteurs dans de bonnes conditions de sécurité, y compris de disposer du personnel en suffisance pour organiser et encadrer les visites, avec une attention particulière pour la prise en charge des résidents désorientés.

A côté de l’organisation des visites, d’autres mesures sont prises :

  • des tablettes sont distribuées dès aujourd’hui dans les MR-MRS par Iriscare. Celles-ci permettront, dans les maisons de repos qui le peuvent, de mettre en place des contacts vidéos avec les familles;
  • la mise en place d’une ligne d’écoute et de soutien psychologique spécifiquement à destination des résidents de MR-MRS, en collaboration avec le Service de Santé Mentale de l’ULB

Pour le Ministre de l’Action sociale, Alain Maron, « l’aménagement du confinement se posait chaque jour un peu plus pour les résidents des maisons de repos tant l’isolement peut se révéler être une menace aussi redoutable que le virus lui-même. Il était donc nécessaire et urgent d’humaniser davantage ce confinement. Tout l’enjeu était de pouvoir le faire en accord avec les maisons de repos et en tenant compte du rythme, des capacités et des ressources de chacune d’entre elles. L’accord obtenu permet selon moi d’atteindre cet équilibre. Comme dans tous les secteurs, ce déconfinement sera progressif. Ceci est une première étape, à vocation sociale et psychologique, humaine. D’autres mesures d’accompagnement des aînés et des familles sont prises et le seront encore ».

Aide aux sans-abri et aux migrants

Depuis le début de l’épidémie du Covid-19 en Belgique, la situation des publics vulnérables est au centre des préoccupations du gouvernement bruxellois. D’importants moyens financiers ont été dégagés, les services et dispositifs ont été renforcés et de l’aide matérielle a été acheminée.

Pour aider les personnes sans abri touchées de plein fouet par la crise sanitaire et ses conséquences, le gouvernement bruxellois a adopté un plan d’action visant à :

  • renforcer les acteurs existants pour qu’ils puissent poursuivre leurs missions ;
  • créer des dispositifs complémentaires d’accueil, de jour et de nuit ;
  • organiser une capacité d’accueil des personnes sans abri diagnostiquées covid-19 ;
  • renforcer l’aide et la protection des personnes dites transmigrantes ;
  • coordonner l’ensemble des dispositifs et assurer un monitoring médical.

Le 26 mars, le gouvernement bruxellois dégageait un budget supplémentaire de plus de 7 millions d’euros pour mener ces actions d’aide aux sans-abris et aux migrants, qui s’ajoutent aux dispositions prises par les communes.

Le coronavirus, il n’y a pas que les personnes malades qui en souffrent

Bxl Soutien – mise en place d’un numéro vert (0800 35 243) pour répondre aux questions d’urgence sociale

Le confinement exigé pour lutter contre la propagation du covid-19 a des conséquences sérieuses pour les personnes en situation de précarité. Raison pour laquelle, à l’initiative du Ministre de l’Action sociale Alain Maron, et avec l’aide des administrations de la Cocof, de la Cocom et d’Iriscare, un numéro vert est mis à disposition des Bruxellois.

Ce numéro a pour objectif d’orienter chaque demande vers un opérateur capable de la prendre en charge. Il offre une écoute professionnelle élargie et des réponses à des situations de détresse sociale dont on ne connaît pas encore l’ampleur ni toutes les expressions.

Le call center sera assuré par des travailleurs des centres d’aide aux personnes et des centres d’action sociale globale, potentiellement complétés de travailleurs d’autres secteurs de l’ambulatoire. 

La réponse sera donnée directement si elle entre dans le champ de compétence du répondant. Dans les autres cas, la personne sera orientée vers un service professionnel compétent pour une prise en charge. Le cas échéant, la personne sera également orientée vers une initiative de solidarité (citoyenne ou locale) en mesure d’offrir une réponse pertinente et/ou dans le cas où la demande ne nécessite pas un suivi professionnel.

Le numéro vert sera accessible entre 8h à 20 h en semaine et de 10h à 18h le WE.

☎️ Le numéro à former : 0800 35 243