Pour stopper le virus, partageons nos contacts

Le call center chargé de contacter les porteurs du coronavirus en région bruxelloise a donné près de 3.200 appels et effectué 600 visites à domicile depuis son lancement le 11 mai. Depuis la mise en place du dispositif, le volume d’activité du call center est resté très stable, même si des améliorations notables sont constatées dans la participation des Bruxellois au système.

La majorité des personnes contactées participent volontiers au suivi des contacts. Ainsi, 41% des personnes à contacter donnent aujourd’hui aux collaborateurs du call center les noms de trois personnes avec qui elles ont eu un contact prolongé avant de tomber malade (famille, amis, collègues…), tandis que 14% déclarent n’avoir eu aucun contact.

Les appels non aboutis sont constitués de personnes non joignables durant les 48h où le call center tente de les appeler, de personnes qui ont du mal à s’exprimer par téléphone, qui ont reçu un test négatif entretemps, ou dont on ne dispose pas de coordonnées exactes. Enfin, une petite minorité des répondants (5 %) hésite à répondre, pour des raisons diverses.

Pour stopper le virus, partageons nos contacts 

Pour rappeler aux Bruxellois que le virus circule toujours et qu’il est donc capital de continuer à appliquer les gestes barrière et de s’isoler et de lister ses contacts si on est positif au Covid-19, la Cocom lance une campagne de sensibilisation ce vendredi 26 juin.

Composée d’une vidéo et d’un flyer didactiques édités en 8 langues, la campagne insiste sur l’importance de se montrer solidaire et responsable et rappelle le caractère anonyme du suivi de contacts (l’identité de la personne qui vous a contaminé(e) n’est jamais révélée).

Le spot sera diffusé sur les réseaux sociaux, ainsi que sur les antennes de la RTBF grâce à la collaboration de la Région wallonne, qui déploie la même campagne d’information sur son territoire. D’autres actions de sensibilisation à l’attention de publics spécifiques (populations précarisées notamment) seront programmées tout au long de l’été.

La Cocom, en charge notamment de l’organisation du suivi des contacts en région bruxelloise, joue ainsi pleinement son rôle dans la lutte contre la propagation du virus, avec le mot d’ordre suivant : « Aidez-nous à stopper le virus, partagez vos contacts ! ».

Situation stable du suivi des contacts à Bruxelles

Entre le 4 et le 10 juin, le call center de la région bruxelloise a contacté 322 personnes, soit en moyenne 46 appels chaque jour. Les agents de terrain ont de leur côté effectué 43 visites à domicile, soit 6 visites par jour en moyenne.

Les volumes d’activité dans le centre d’appel bruxellois restent stables, avec une très légère augmentation du nombre d’appels (+ 11) et de visites sur le terrain (+ 1) par jour, ce qui reflète la faible propagation de l’épidémie dans la capitale après un mois de déconfinement.

Le cercle de contamination possible déclaré par les personnes contactées est lui aussi très stable : les porteurs du virus appelés avec succès* à Bruxelles donnent en moyenne le nom de trois personnes avec qui il ont eu une interaction prolongée (+ 15 min) les jours précédents. Ces personnes potentiellement contaminées sont à leur tour appelées par le centre de contacts afin de rompre la chaîne de contamination du virus. 

Meilleurs flux informatiques
Depuis l’ouverture du centre d’appel, le faible niveau d’activité a été mis à profit pour améliorer les taux de réponse de la population aux appels des agents, via notamment l’envoi d’un sms aux personnes infectées avant qu’elles ne soient appelées, ce qui donne des résultats probants.

Les flux informatiques ont eux aussi été améliorés. La plupart des laboratoires, des hôpitaux et des médecins généralistes de la capitale sont aujourd’hui connectés au système et l’utilisent régulièrement. Enfin, la capacité de réagir face à un foyer infectieux identifié est désormais pleinement opérationnelle et une ligne téléphonique a été ouverte en soutien aux collectivités (écoles, communes…) confrontées à la gestion de ces foyers.

*C-à-d quand elles ont donné aux agents le nom d’au moins une personne avec qui elles ont été en contact.

Suivi des contacts à Bruxelles: la décrue se poursuit

Entre le 27 mai et le 3 juin, le call center de la région bruxelloise a contacté 211 personnes, soit une moyenne de 35 appels chaque jour. Les agents de terrain ont de leur côté effectué 32 visites à domicile, soit 5 visites par jour en moyenne.

Comme on peut le constater, les volumes d’activité dans le call center bruxellois restent faibles. Une tendance qui s’explique par l’évolution positive de la situation sanitaire, le nombre de nouvelles infections au coronavirus étant en diminution constante dans la capitale, ce qui limite automatiquement le nombre de personnes à contacter. On ne peut bien sûr que s’en réjouir !

Campagne de sensibilisation
Néanmoins, force est de constater que les porteurs du coronavirus contactés avec succès* par le call center afin d’identifier avec eux la liste des personnes fréquentées au cours des derniers jours (et donc potentiellement contaminées) déclarent spontanément « seulement » 2 contacts. Ce chiffre, conforme à ce que nous observons dans tout le pays, est insuffisant pour rompre la chaîne de transmission du virus au sein de la population etéloigner le spectre d’une seconde vague.

C’est pourquoi il est essentiel de rappeler les objectifs du suivi de contacts : permettre à la population de profiter à nouveau de la vie en extérieur en identifiant et isolant les seules personnes infectées par le virus, ainsi que les personnes avec qui elles ont eu un contact prolongé(+15 minutes). Se protéger oui, mais protéger les autres aussi !

Afin d’améliorer la participation active de la population à cette démarche solidaire et responsable, une campagne de sensibilisation sera lancée prochainement en région bruxelloise, avec une attention particulière portée aux populations précarisées.  

*C-à-d quand elles ont donné aux agents le nom d’au moins une personne avec qui elles ont été en contact.

Suivi des porteurs du coronavirus et de leurs contacts : l’affaire de tous

Lancé le 11 mai, le dispositif de suivi des contacts des personnes infectées par le Covid-19 livre ses premiers résultats dans la capitale. Au cours des 2 semaines et demi écoulées, près de 2.400 personnes ont été contactées par la cellule de contact bruxelloise.

Les volumes d’appels sont relativement faibles pour l’instant, tout comme le nombre de nouvelles personnes contaminées chaque jour en Région bruxelloise. C’est en soi une excellente nouvelle dans la lutte contre la propagation du virus, qui traduit le bon respect par la plupart des Bruxellois des mesures de confinement, d’hygiène et de distance sociale.
En moyenne, sur la base des chiffres nationaux, les personnes positives au Covid-19 et contactées avec succès* identifient entre 2 et 3 personnes avec qui elles ont eu des interactions à risque au cours des deux semaines précédant l’apparition des symptômes. Ces personnes sont à leur tour contactées par la cellule de suivi pour les informer de leur potentielle contamination et leur donner les conseils adaptés.

Le nombre de personnes mentionnées spontanément par les porteurs du Covid-19 est moins élevé que ce qui était attendu, mais une augmentation est probable dans les prochains jours compte tenu du déconfinement en cours. D’où l’importance de rappeler à tous les Bruxellois.es que tenir une liste actualisée de toutes les personnes avec qui ils/elles ont été en contact pendant plus de 15 minutes est une démarche capitale pour briser les chaînes de contamination.

Réussir collectivement le déconfinement
Comme ailleurs en Belgique, le dispositif mis en place dans un délai record à Bruxelles souffre de quelques « maladies de jeunesse ». Les faibles volumes d’appels actuels sont donc une bonne occasion d’affiner les processus, de finaliser les derniers développements techniques et de renforcer les compétences des agents en charge du suivi des contacts (empathie, écoute…). Ainsi par exemple, des formations complémentaires sont en cours de préparation avec des experts du FARES (Fonds des Affections Respiratoires) qui a une expertise de longue date dans le suivi des personnes atteintes de tuberculose.

A partir du lundi 1er juin, 110 agents de call center et 6 agents de terrain seront actifs dans le suivi direct des contacts en Région bruxelloise, mais en cas de nouvelle vague de contamination, Bruxelles dispose d’un total de 185 agents déjà formés et donc mobilisables rapidement pour renforcer le dispositif. Ce nombre peut aussi être augmenté progressivement si nécessaire.

Le dépistage et le suivi des contacts des (potentiels) porteurs du virus est une étape essentielle pour réussir le déconfinement, nécessitant la participation et l’adhésion de tous les acteurs impliqués : personnes infectées, médecins, laboratoires, centres de triage… Ce n’est qu’à ce prix que l’on peut espérer revenir le plus rapidement possible à une vie « normale ».

*Càd quand elles ont donné aux agents le nom d’au moins une personne avec qui elles ont été en contact.

Première distribution massive de 800.000 masques aux Bruxellois

A la suite de la décision du Conseil National de Sécurité du 24 avril 2020 recommandant le port du masque par la population, la Région de Bruxelles-Capitale souhaite offrir un masque à chaque citoyen bruxellois. Une commande de 3,5 millions de masques a été effectuée conjointement par Bruxelles Prévention et Sécurité (BPS) et Iriscare, avec l’aide de hub.brussels pour l’établissement du cahier des charges et l’identification de producteurs à Bruxelles et en périphérie.

Une première vague de distribution d’un lot de 800.000 masques a été organisée ce mercredi 20 mai aux autorités communales, aux agents régionaux et communautaires bruxellois (administrations et organismes de la Région de Bruxelles-Capitale et des Commissions communautaires), aux administrations communales et CPAS ainsi qu’aux membres du personnel des associations non marchand social-santé au sens large. Ces masques sont certifiés, en tissu lavable et réutilisables, bicouche avec la possibilité d’accueillir des filtres. Cette distribution de grande ampleur se poursuivra dans les prochaines semaines par vagues successives. A terme, chaque citoyen bruxellois de plus de trois ans devrait être doté d’un masque régional d’ici la fin du mois de mai et de deux dans le courant du mois de juin.

Cette première vague de distribution est organisée en étroite collaboration avec les autorités communales auxquels il appartient de définir les modalités de distribution des masques à leurs administrés mais aussi aux structures suivantes :

  • le personnel des institutions bruxelloises de la Région bruxelloise et des Commissions communautaires (COCOF, COCOM, COCON)
  • les communautés locales et CPAS ;
  • les maisons d’hébergement pour adultes ;
  • les services d’aide aux familles ;
  • les centres de réadaptation fonctionnelle (revalidation) ;
  • les services d’accueil et d’hébergement dans le secteur du handicap ;
  • les maisons de soins psychiatriques ;
  • les collectivités sociales (maisons d’accueil et d’hébergement, abris de nuit, relais sociaux, etc.) ;
  • les entreprises d’économie sociale ;
  • les initiatives formation – emploi organisées en asbl
  • les associations sportives, culturels, etc. reconnus par la Région bruxelloise et les Commissions communautaires.

Le port du masque en tissu – ou de confort – joue un rôle clé dans la phase de déconfinement, en particulier dans les transports en commun et quand la distance physique ne peut être garantie. Il constitue un geste civique et solidaire de protection, un geste additionnel aux autres mesures sanitaires.

Déconfinement : lancement de la phase 2 à partir du 18 mai

Ce mercredi 13 mai, le Conseil national de sécurité élargi aux Ministres-présidents s’est réuni et a pris la décision, sur base du rapport des experts du GEES, d’enclencher la phase 2 de notre plan de déconfinement à partir du 18 mai prochain.

Cette phase repose principalement sur la reprise progressive des cours pour certains élèves dans l’enseignement primaire et secondaire et ceci, dans des conditions strictes d’organisation. A noter que les maternelles resteront fermées à ce stade et que l’enseignement supérieur a quant à lui déjà organisé sa fin d’année académique avec les autorités communautaires.

Le deuxième volet de cette phase concerne la culture. Le CNS a décidé qu’à partir du 18 mai les musées et les infrastructures d’intérêt culturel – à savoir les demeures et monuments historiques, les châteaux et citadelles – pourront ouvrir à nouveau leurs portes mais à la condition d’instaurer un système de billetterie en ligne ou par téléphone et de prendre les dispositions nécessaires pour éviter les effets de foule à l’intérieur de leur établissement. Les bibliothèques restent ouvertes aux mêmes conditions que maintenant.

Au niveau de la vie économique, il a été décidé que, dans cette phase 2, les métiers de contact pourront rouvrir, sous certaines conditions comme la prise de rendez-vous, le port du masque ou d’une protection couvrant le nez et la bouche pour le client et le personnel et le respect des distances de sécurité entre les clients. Par ailleurs, les marchés pourront être à nouveau organisés avec l’accord des autorités locales en sachant qu’ils doivent compter un maximum de 50 échoppes, qu’un plan de circulation devra être instauré et que les distances de sécurité devront toujours être d’application. Le port d’un masque ou d’une protection couvrant le nez et la bouche est obligatoire pour les commerçants et leur personnel et fortement conseillé pour les clients.

Enfin, une série d’autres décisions ont été prises par rapport au sport et aux loisirs. Les infrastructures d’intérêt naturel comme les parcs animaliers pourront également rouvrir à condition qu’ils instaurent une billetterie en ligne ou par téléphone pour limiter l’accès au public, un plan de circulation et que les cafétérias et restaurants restent fermés au même titre que les attractions et les plaines de jeux. Les entraînements sportifs réguliers et les leçons en extérieur et en club pourront reprendre à condition qu’ils se pratiquent en respectant les distances de sécurité et en présence d’un entraîneur. Les groupes ne peuvent pas dépasser les 20 personnes et les clubs sportifs ne peuvent rouvrir qu’à condition que toutes les mesures soient prises pour assurer la sécurité des personnes. En ce qui concerne les mariages et les enterrements, il sera possible d’accueillir maximum 30 personnes lors des cérémonies à partir du 18 mai, sous certaines conditions dont le respect des distances de sécurité. Il ne sera par contre pas permis d’organiser une réception après la cérémonie.

La prochaine étape de notre déconfinement n’aura pas lieu avant le 8 juin. Vu la multitude des activités à appréhender et leur impact sur les contacts interpersonnels, la phase 3 devra être suivie d’autres phases afin d’inscrire dans le temps la reprise de nos habitudes et de procéder de manière progressive et sécurisée.

Le plan précis relatif au déconfinement progressif du domaine culturel et sportif sera communiqué dès qu’il aura fait l’objet d’un accord avec le GEES. De la même manière, nous aborderons de façon plus précise la reprise graduelle des activités touristiques et de la réouverture des restaurants, des terrasses et des cafés.

Nous devrons également étudier dans quelle phase et dans quelles conditions nous pourrons élargir les contacts sociaux , envisager les stages d’été et les camps de mouvements de jeunesse cet été, autoriser la reprise des services de cultes sous certaines conditions et permettre l’organisation de manifestations et d’événements de taille diverse.

Nous pouvons déjà vous dire que toute manifestation à caractère culturel, sportif, touristique et récréatif reste interdite jusqu’au 30 juin.

Le dispositif de tracing est finalisé

Le Conseil National de Sécurité a décidé que la sortie de confinement sera progressive à partir du 4 mai et sera conditionnée à la réalisation d’un dépistage élargi (testing) et d’un suivi des contacts (tracing) de grande ampleur.  A charge pour les entités fédérées de mettre en place ce dispositif sur le terrain.

Le virus est encore présent en Belgique. Pour pouvoir déconfiner et reprendre une vie plus normale, les experts proposent de placer les personnes infectées en isolement et de prévenir au plus vite leurs contacts récents pour qu’elles puissent se surveiller et s’isoler également. On passe d’un confinement généralisé à un isolement des personnes qui ont été exposées au risque d’infection. C’est une action solidaire collective soutenue par un suivi des contacts organisé à l’échelle du pays.

A l’initiative du Ministre régional de la Santé et de l’Action Sociale, Alain Maron, le dispositif bruxellois de lutte contre l’épidémie vient de faire l’objet d’un accord en Gouvernement et pourra dès lors, comme prévu, entrer dans sa phase test dès ce lundi 4 mai afin d’être opérationnel à parti du lundi 11, véritable moment de départ du déconfinement progressif.

Il sera composé d’un call center de 170 collaborateurs ainsi que d’une équipe de terrain de 65 personnes pour joindre les personnes qui n’auraient pu être contactées par téléphone.   Pour mener cette opération à bien, les autorités bruxelloises ont réorienté les personnes disponibles au sein des administrations, mais également et surtout fait appel aux mutuelles, qui se sont imposées comme un partenaire de premier choix pour diverses raisons:

  • elles disposent d’une expertise bien établie en matière de santé et sont des partenaires fiables en raison de leur force d’organisation ;
  • elles peuvent mettre rapidement à disposition de ressources humaines en grand nombre et les adapter en permanence aux besoins, en fonction de l’évolution de la situation sur le terrain ;
  • elles ont depuis longtemps intégré les exigences relatives à la protection de la vie privée et peuvent mettre à disposition des tutoriels à l’attention du personnel des contact centers ;
  • elles disposent, en ce qui concerne les visites à domicile de personnes qui n’auraient pas pu être jointes par le call center, de la connaissance du travail sur le terrain bruxellois, des publics-cibles et des préoccupations sociales .

Afin de prévoir les capacités nécessaires, les mutuelles ont prévu de collaborer avec le call center N-Allô.

Les procédures de suivi de contact, qui ont fait l’objet d’accord entre toutes les entités et seront donc identiques partout en Belgique, se dérouleront comme suit :

  1. dans un premier temps, il est demandé à toute personne qui a des symptômes de téléphoner à son médecin généraliste. En région bruxelloise, les personnes sans médecin traitant peuvent contacter le 1710 pour en trouver un.
  2. avec le médecin, une première évaluation permet de prendre les premières mesures et de réaliser si nécessaire un test de dépistage.
  3. le médecin ou le laboratoire introduisent les données de la personnes infectée dans la base de données centrale.
  4. un agent de call center de première ligne contacte la personne, l’informe de son résultat, vérifie ses symptômes, lui donne des instructions pour éviter la propagation de l’épidémie y compris la mise en quarantaine pour 14 jours. L’agent établit avec la personne la liste des personnes qu’elle a rencontrées dans les 48h précédant le début des symptômes jusqu’à son isolement. Ces contacts sont classés en fonction du risque d’avoir contracté la maladie sur base de la proximité (<1,5m), de la durée du contact (>15 min) et de la profession.
  5. ces contacts sont également introduits dans la base de données.
  6. D’autres agents de call center contactent tour à tour les personnes « contact » de la personne infectée.  Elles sont informées qu’elles ont été en relation avec une personne infectée (mais les données de la personne infectée ne sont pas connues de l’agent du call center), et en fonction de leur situation il leur est conseillé de se surveiller, de faire un test, de se mettre en isolement,…. Si elles ont des symptômes elles deviennent à leur tour une personne suspecte et leurs contacts sont introduits.
  7. Enfin, les agents du call center peuvent prendre des contacts de suivi pendant les deux semaines qui suivent l’infection pour vérifier l’apparition de symptômes et le suivi des recommandations.

Si la plupart des contacts pourront être établis par téléphone sur la base d’un questionnaire-type par du personnel administratif (= call center de 1ère ligne), il faut compter que 20 % des situations nécessiteront un recours à du personnel plus spécialisé (profil infirmier ou similaire, 2ème ligne), voire à un médecin (= 3ème ligne). Ce soutien est d’autant plus important en phase de démarrage du projet.

Les contacts qui n’auront pu être établis par téléphone ou qui seront jugés non conformes nécessiteront une visite sur place. Plusieurs équipes seront mises sur pied pour assurer ce suivi sur le terrain.

Le Fédéral développe la plateforme informatique destinée à encoder les données des personnes testées et contactées, à assurer le suivi de leurs dossiers et à permettre les flux et échanges de données.  Il s’agira d’une plateforme web utilisable sans développement IT ni formation « utilisateur » complémentaires de la part des collectivités fédérées. Les données sont hébergées par Sciensano. E-health est garant du respect des règles relatives à la vie privée.

Le montant global de l’opération pour les trois prochains mois s’élève à 7.280.162 €. La situation sera bien entendu constamment réévaluée en fonction de son évolution.

Pour Alain Maron : « Le dispositif qui est mis en place en moins de deux semaines est un défi autant qu’une nécessité afin de garantir que le déconfinement puisse perdurer et que l’épidémie soit la plus maîtrisée possible. Ce dispositif de testing et d’isolement des personnes exposées au virus complète les mesures d’hygiène et de distanciation physique qui restent centrales. Grâce à ce dispositif, nous sommes maintenant mieux outillés pour lutter contre la propagation du virus. Néanmoins, plus que jamais, notre meilleure protection reste et restera notre vigilance à chacune et chacun. Pour terminer, j’aimerais vivement remercier les mutualités pour leur implication dans le projet, gage de rigueur autant que d’expertise et d’humanité ».

Des tablettes dans les maisons de repos pour réduire l’isolement des résidents

Les mesures de confinement imposées aux Maisons de Repos et Maisons de Repos et de Soins (MR-MRS), si elles sont efficaces pour ralentir l’épidémie, sont aussi potentiellement dommageables pour la santé des résidents qui, isolés de leur famille et en perte de liens sociaux directs, pourraient sombrer dans la dépression. C’est pourquoi, à l’initiative du Ministre de la Santé et de l’Action Sociale, Alain Maron, et du Ministre en charge de la Transition Numérique, Bernard Clerfayt, les MR-MRS vont recevoir ce jour des tablettes à l’usage des leurs résidents.

L’objectif est, dans la mesure du temps disponible dont les équipes bénéficient dans chaque MR-MRS, de pouvoir à tour de rôle accompagner les résidents dans des appels vidéos avec leur famille, même si ce n’est que quelques minutes. Cette mesure prend place parmi une palette de mesures en vue de plus et mieux humaniser le confinement.

Pour Alain Maron : « Bien évidemment, la situation de chaque MR-MRS est différente. Pour certaines d’entre elles, la mise en place de ces appels ne sera envisageable que dans quelques semaines, le temps de revenir au calme. Mais nous tenions à ce que chaque institution bruxelloise ait cette possibilité dès maintenant. Parce que nous sommes convaincus qu’en multipliant ces petites ouvertures vers le monde extérieur, nous pouvons rendre espoir à toutes et tous ».

Pour Bernard Clerfayt : « Les nouvelles technologies offrent de nombreuses opportunités pour améliorer notre quotidien. Parmi celles-ci, créer ou recréer du lien social. Grâce aux tablettes distribuées dans les maisons de repos, les résidents pourront rompre leur isolement et auront, le temps d’un instant, une fenêtre sur leurs familles et leurs proches ».

Nouvelles mesures pour le secteur du social et de la santé

Le Gouvernement bruxellois, à l’initiative du Ministre de l’Action Sociale et de la Santé Alain Maron et du Ministre-Président Rudi Vervoort, a dégagé 22,5 millions d’euros supplémentaires afin de soutenir des mesures complémentaires de crise dans les secteurs du social et de la santé.

Parmi celles-ci :

1. Accompagnement du déconfinement
Dans le cadre de la stratégie de sortie de crise, la Région bruxelloise a mis en place une série de mesures afin de s’inscrire dans la stratégie de contact tracing coordonnée au niveau fédéral :

·       Mise en œuvre du contact tracing (10 millions d’euros)
Spécifiquement lié au déconfinement dès que sa mise en œuvre sera effective, le contact tracing via call center permettra, dès qu’un médecin aura constaté un cas Covid-19, d’établir la liste des contacts que cette personne a eus dans les deux semaines précédentes. Ces contacts seront à leur tour avertis par téléphone. Ils devront s’adresser à leur médecin de famille s’ils présentent des symptômes, en vue d’être testés. Cette mesure durera au minimum un an mais devra avoir une ampleur modulable en fonction de l’évolution de l’épidémie. Un premier scénario basé sur 1.000 nouveaux cas par jour en Belgique estime les besoins en personnel à 340 personnes pour la Région bruxelloise, dont 220 techniciens de call center et 70 agents de santé de terrain et experts de santé (différents profils). Les entités fédérées travailleront sur base d’une plate-forme commune et d’une base de données commune pour une question d’interopérabilité. Les modalités précises de la mise en œuvre du tracing sont en cours de discussion avec les autres entités.

·       Création de structures de mise en quarantaine (2,5 millions d’euros)
Dans le cadre de la limitation de la propagation du virus, la recommandation qui prime est de rester isolé à la maison en cas d’infection. Dans certains cas pourtant, cela ne peut être appliqué. En effet, il arrive que la personne n’ait pas de domicile, ou qu’elle habite avec une ou des personnes à risque qui s’exposeraient à une forme grave de la maladie si elles étaient infectées (malades cardiaques, patients diabétiques, immunodéprimés, personne âgée). Depuis le début de la crise, les hôtels ou auberges de jeunesse se sont révélés être des solutions opérationnelles permettant une mise en quarantaine. Le Gouvernement bruxellois a également prévu un budget pour disposer de chambres dans ce cadre.

·       Commande centralisées de masques en tissu pour les citoyens bruxellois
Suite à la décision du Gouvernement bruxellois jeudi dernier concernant la commande centralisée de masques pour les citoyens et suite à la décision du Conseil national de sécurité de recommander le port du masque et de l’obliger dans les transports en commun, le Ministre-Président Vervoort a chargé Bruxelles Prévention et Sécurité d’effectuer une commande pour équiper l’ensemble des Bruxelloises et Bruxellois d’au moins un masque en tissu (filtre compris).

2. Investissement supplémentaire dans les matériels de protection pour les secteurs de première ligne (8 millions d’euros/2 mois)
Ce montant doit permettre de subvenir, durant deux mois, aux besoins matériels à savoir masques chirurgicaux, masques FFP2, blouses, visières, gants, charlottes et surchaussures pour l’ensemble des secteurs de première ligne, hors hôpitaux. Les distributions se poursuivent de façon régulière dans chacun des secteurs.

3. Soutien au secteur de l’Aide alimentaire (480.000 €)
La perte de revenu qui frappe actuellement une partie de la population a créé de nouvelles situations d’urgences humanitaires. Les demandes d’aide alimentaire sont croissantes alors même qu’une partie du secteur de l’aide alimentaire n’est plus opérationnelle (30% des services ont dû fermer) ou fonctionne au ralenti. Par ailleurs, la crise a fait émerger des demandes d’un public nouveau, non bénéficiaire de l’aide alimentaire en temps normal. Ce dernier se déplace en masse vers les points de distribution. Les acteurs doivent donc gérer des demandes croissantes et des engorgements aux points de distribution, certains territoires restant non couverts par l’aide.

Pour pallier ces deux difficultés, il va être procédé au:
– renforcement de la coordination « aide alimentaire » de la Fédération des Services Sociaux (59.800€) ;
– soutien au projet DREAM du CPAS de la Ville de Bruxelles (projet d’insertion socio-professionnelle de récupération et de distribution des invendus de fruits et légumes du marché matinal de Bruxelles) (220.000 €) ;
– développement de projets concrets sur le terrain en articulation avec les services du secteur de l’aide alimentaire, les communes et les CPAS (200.000€).

4. Lutte contre l’isolement et soutien aux personnes en situation d’urgence sociale
·       Création d’une ligne d’appel pour seniors en MR-MRS et seniors isolés
Création d’une ligne téléphonique qui va permettre d’offrir un soutien psychologique aux résidents des maisons de repos de la Région bruxelloise en cette période de confinement et d’isolement ayant des conséquences parfois dramatiques sur le sentiment d’isolement psychique.

·       Prolongation de la mise à disposition du numéro d’urgence sociale (133 000€/9 mois)
Cette nouvelle ligne d’urgence sociale (0800/35.243) a été ouverte dès le début de la mise en place des mesures d’urgence. Ce service est destiné aux personnes en difficulté qui ne peuvent trouver de réponses à leurs problèmes urgents parce que les services auxquels elles s’adressent habituellement sont fermés ou parce que c’est la première fois qu’elles se posent des questions liées à leur situation sociale précaire.

·       Création d’une équipe mobile renforçant les dispositifs relatifs aux assuétudes (415.300€/8mois)
La situation sanitaire et sociale des usagers de drogue les plus précaires se dégrade depuis la crise du Coronavirus en raison de la réduction de l’activité de nombreux services. Des initiatives ont été prises, mais la situation de nombreux patients inquiète le secteur. Une équipe mobile a donc été créée afin de renforcer les maraudes et de renouer le lien avec les patients avec lesquels les liens thérapeutiques ont été fragilisés.

Enfin, un protocole d’accord a été conclu entre la Commission communautaire commune, l’asbl New Samusocial et le Parlement européen pour la période du 27 avril au 31 juillet 2020. Le Parlement européen a en effet proposé des mesures concrètes de solidarité aux citoyens de ses villes hôtes dont Bruxelles fait partie. Parmi celles-ci :

  • La mise à disposition gratuite d’une partie du bâtiment Helmut Kohl (Square Meeus à Bruxelles) afin de répondre aux besoins de logement des femmes sans abri, en situation de vulnérabilité aggravée suite à l’épidémie de COVID-19;
  • La mise à disposition gratuite de 20 voitures particulières avec chauffeur pour le transport exclusif du personnel médical dans le cadre de ses déplacements professionnels et dans les limites de la Région de Bruxelles-Capitale.

Maatregelen van de Gewestelijke Veiligheidsraad

Minister-President van het Brussels Hoofdstedelijk Gewest Rudi Vervoort riep op maandag 27 april een Gewestelijke Veiligheidsraad* samen na de Nationale Veiligheidsraad van vorige vrijdag. Op de agenda van de Gewestelijke Veiligheidsraad stond de informatieoverdracht naar de lokale overheden, de omzetting van de nieuwe maatregelen naar het gewestelijk niveau en de praktische gedaante die deze moet aannemen voor een samenhangende toepassing op het grondgebied van het Brussels Hoofdstedelijk Gewest.

De Nationale Veiligheidsraad presenteerde een exitstrategie die in drie fasen verloopt, en van start gaat op 4 mei aan de hand van een geleidelijke, evoluerende en niet-definitieve kalender. 

Zo zullen er week per week stappen worden gezet volgens een tijdschema dat kan wijzigen naargelang de algemene gezondheidstoestand en de evolutie van het virus. De eerste exitmaatregelen gaan in op 4 en 11 mei, waarbij er telkens bepaalde activiteiten hernomen worden (ondernemingen en bepaalde niet-essentiële sectoren) en winkels opnieuw open gaan. De tweede fase zal ingaan op 18 mei met de geleidelijke herneming van lessen op school en met meer mogelijkheden om bij onze naasten te zijn. De laatste stap in het exitproces (ten vroegste op 8 juni) zijn de modaliteiten voor een eventuele en geleidelijke heropening van restaurants, cafés en verscheidene zomerevenementen. Wat we met zekerheid weten is dat massa-evenementen zoals festivals niet worden toegestaan vóór 31 augustus 2020. Om ervoor te zorgen dat de exit uit de lockdown in de best mogelijke omstandigheden gebeurt, krijgen het testen, het tracen en het dragen van een masker de komende periode een belangrijke rol.

Wat de mondmaskers betreft, heeft de Nationale Veiligheidsraad beslist om het dragen van een zogenaamd comfortmasker (stoffen mondmaskers) verplicht te maken op het openbaar vervoer voor reizigers vanaf 12 jaar en in de scholen bij de heropening ervan. Verder is het ook aangewezen om een mondmasker te dragen in de openbare ruimte en op plaatsen waar het niet mogelijk is de fysieke afstand te bewaren (winkels, werkvloer, …). In  at verband is het belangrijk om de details van deze beslissing te verduidelijken op het niveau van het Brussels Hoofdstedelijk Gewest en de 19 gemeenten.

Naast de initiatieven die de federale regering ter zake aangekondigd heeft, heeft de Brusselse Hoofdstedelijke Regering immers al op 23 april beslist om minstens één stoffen comfortmasker (filter inbegrepen) te voorzien voor élke Brusselaar, alsook voor elk personeelslid dat werkt in de gewestelijke besturen.

Het dragen van een mondmasker zorgt voor extra bescherming ter aanvulling op de overige gezondheidsmaatregelen” benadrukt Minister-President Vervoort. “Het nut van het mondmasker bestaat er niet zozeer in zichzelf te beschermen tegen het virus, dan wel om anderen te beschermen door ervoor te zorgen dat geen speekseldruppeltjes verspreid raken. In dat verband was het voor ons essentieel alle Brusselaars op voet van gelijkheid te behandelen. De maskers zijn daarom bestemd voor de hele Brusselse bevolking, met inbegrip van kinderen jonger dan 12 jaar, daklozen en mensen die zich in een onregelmatige situatie bevinden.”

Het Gewest is van plan om het model te kopen dat aanbevolen en goedgekeurd is door de FOD Volksgezondheid zoals aangegeven op de website https://maakjemondmasker.be/. De maskers zullen beschikbaar zijn in drie maten, zodat ze perfect passen op het gezicht van degene die het draagt voor een zo efficiënt mogelijk gebruik.

Om ervoor te zorgen dat deze uitrusting zo snel mogelijk voorhanden is, coördineert het Gewest de werkzaamheden die verband houden met de aankoop, de veilige opslag en verdeling via een gewestelijke task force. Gewestelijke besturen en instellingen van openbaar nut zoals bijv. Brussel Preventie en Veiligheid, Hub.brussels, Citydev, Iriscare zullen er elk met hun middelen en bevoegdheden in overleg samenwerken. Om na te gaan wat de productiecapaciteit is van de Brusselse en Belgische ondernemers om bestellingen van dergelijke omvang te verwerken en tegelijk een kwaliteitsvol product te kunnen afleveren, werd reeds marktonderzoek verricht.

Ten slotte wordt ook de coördinatie met de gemeenten verzekerd. Deze laatste spelen een essentiële rol bij de verspreiding van de maskers vanwege hun nabijheid tot de Brusselse bevolking.