Le coronavirus, il n’y a pas que les personnes malades qui en souffrent

Bxl Soutien – mise en place d’un numéro vert (0800 35 243) pour répondre aux questions d’urgence sociale

Le confinement exigé pour lutter contre la propagation du covid-19 a des conséquences sérieuses pour les personnes en situation de précarité. Raison pour laquelle, à l’initiative du Ministre de l’Action sociale Alain Maron, et avec l’aide des administrations de la Cocof, de la Cocom et d’Iriscare, un numéro vert est mis à disposition des Bruxellois.

Ce numéro a pour objectif d’orienter chaque demande vers un opérateur capable de la prendre en charge. Il offre une écoute professionnelle élargie et des réponses à des situations de détresse sociale dont on ne connaît pas encore l’ampleur ni toutes les expressions.

Le call center sera assuré par des travailleurs des centres d’aide aux personnes et des centres d’action sociale globale, potentiellement complétés de travailleurs d’autres secteurs de l’ambulatoire. 

La réponse sera donnée directement si elle entre dans le champ de compétence du répondant. Dans les autres cas, la personne sera orientée vers un service professionnel compétent pour une prise en charge. Le cas échéant, la personne sera également orientée vers une initiative de solidarité (citoyenne ou locale) en mesure d’offrir une réponse pertinente et/ou dans le cas où la demande ne nécessite pas un suivi professionnel.

Le numéro vert sera accessible entre 8h à 20 h en semaine et de 10h à 18h le WE.

☎️ Le numéro à former : 0800 35 243

Concertation avec le CORES et mise en œuvre des mesures en Région de Bruxelles-Capitale

Suite au Conseil National de Sécurité tenu ce jour à l’initiative des autorités fédérales compétentes, le Ministre-Président de la Région de Bruxelles-Capitale a convoqué une nouvelle réunion du Conseil Régional de Sécurité* (CORES). La tenue de cette réunion au niveau régional permet d’assurer une transparence dans la transmission de l’information mais aussi une concertation efficace afin que les mesures puissent être mises en place de façon cohérente et soient respectées par toutes et tous.
L’objectif de ce CORES était donc de faire le point sur l’évolution de la situation et de communiquer les décisions prises au niveau fédéral.

Le Conseil National de Sécurité a décidé aujourd’hui que les mesures prises préalablement seront prolongées de deux semaines, jusqu’au 19 avril. Cette décision pourrait être renouvelée de deux semaines, jusqu’au 3 mai. La situation est en tout état de cause évaluée en continu.

Certaines mesures déjà instaurées ont été précisées. C’est le cas notamment:

· de l’activité physique en plein air : l’activité physique et les promenades restent encouragées, toujours dans le respect de la distance sociale et en restant en mouvement pendant toute la durée de l’activité.

· des « lockdown parties » organisées par quelques citoyens mettent en danger nos grands efforts. C’est un problème récurrent qui a des conséquences sanitaires importantes, comme l’actualité nous l’a démontré. Ces fêtes restent bien entendu interdites.

· des écoles, et particulièrement leur fonctionnement pendant les vacances de Pâques :
– Les garderies sont maintenues dans les écoles pendant les vacances de Pâques ;
– Si cela s’avère impossible, une autre forme de garderie peut être organisée tout en respectant le principe de silo à savoir les conditions suivantes :
. Les enfants gardés ensemble jusqu’à présent devront continuer d’être pris en charge ensemble et ne pourront pas être mélangés à d’autres enfants ;
. Les enfants seront de préférence pris en charge par des personnes avec qui ils ont déjà eu des contacts dernièrement.

Au niveau de la Région bruxelloise, il a été décidé, en soutien de ces mesures, de mettre en place :

· des sanctions administratives communales (SAC) appliquées à l’encontre de particuliers qui ne respectent pas les mesures de distanciation sociale dans l’espace public. Un système de perception immédiate des amendes sera instauré de même qu’un système d’harmonisation au niveau des 19 communes ;

· une cartographie des parcs et espaces verts par commune afin que les bourgmestres puissent informer leur population de la disponibilité de ces espaces. En effet, dans cette phase difficile de mesures de restriction des déplacements publics, chacun doit pouvoir profiter d’un espace vert pour prendre l’air. Cette cartographie sera mise à disposition via le site de Bruxelles Environnement.

Si un ralentissement de la croissance exponentielle de la propagation est constaté, il est essentiel de continuer à suivre strictement les mesures décidées. La priorité reste la santé des citoyens. 
« La situation de crise que nous vivons est inédite et difficile mais il faut tenir bon. Nous la traversons ensemble, en respectant les mesures mais aussi en faisant preuve de solidarité, en restant attentif aux personnes les plus vulnérables et en prenant soin de soi et des autres. » déclare le Ministre-Président Rudi Vervoort.

La communication par les autorités de santé est actualisée en fonction de l’évolution de la situation. Pour plus d’informations et détails quant aux mesures, veuillez consulter le site du SPF Santé publique www.info-coronavirus.be et prendre contact via le numéro de téléphone gratuit 0800/14 689. Le compte twitter du SPF Santé publique est également une bonne source d’information.

*Ce conseil présidé par le Ministre-Président de la Région de Bruxelles-Capitale est composé de la Haut Fonctionnaire, du Procureur du Roi de Bruxelles, des Présidents des collèges de police, du Directeur coordonnateur administratif, du Directeur judiciaire, des Chefs de corps de chacune des six zones de police locale établies sur le territoire de la Région de Bruxelles-Capitale. Sa composition est élargie à l’ensemble des bourgmestres des 19 communes bruxelloises.

L’ensemble des autorités régionales bruxelloises soutiennent le non-marchand

L’épidémie du COVID-19 a un impact social et économique très important sur le secteur non-marchand, dont les activités sont impactées par les événements et par les mesures indispensables prises par le Conseil National de Sécurité.

Que ce soit dans les secteurs de la Santé, du Social, de l’Aide aux personnes de la Formation et de l’Insertion socioprofessionnelle, de la Culture et du Sport ou encore de la Cohésion sociale, les associations et services subissent de plein fouet les conséquences de la crise. Il est donc primordial de les soutenir, afin de limiter les impacts de la crise sur leurs activités et leurs travailleurs.

Plus encore, puisque nombre de ces associations et services sont en première ligne dans la lutte contre le Coronavirus et répondent aux besoins primaires d’un grand nombre de citoyen.ne.s, il faut absolument limiter les effets négatifs sur l’ensemble de leurs bénéficiaires. Ces derniers comptent en effet souvent parmi les plus précaires et les plus exposés au risque sanitaire. D’où la nécessité d’accorder aux organisations et services des moyens pour réorganiser leurs missions (achat de matériel de protection, mise en place de nouveaux canaux de communication entre les équipes, réorganisation des équipes, etc.)

C’est pourquoi, le Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale, le Collège de la Commission Communautaire Commune (COCOM), le Collège de la Commission Communautaire Française (COCOF) et le Collège de la Commission Communautaire Flamande (CCF) ont décidé de prendre plusieurs mesures dont la création d’un fonds spécial « COVID-19 » de 29 millions d’euros.

Ces mesures sont :

1. Maintien des subventions structurelles pour l’ensemble des secteurs
– Pour les secteurs subsidiés et qui vont être confrontés à une diminution de leurs activités voire à l’arrêt de celles-ci pour diverses raisons (fermeture forcée, équipes incomplètes, etc.), il est proposé de garantir les subventions structurelles prévues.
– Des mesures dérogatoires de dépenses non-prévues directement liées à la crise et de simplifications administratives seront proposées.

2. Maintien des subventions facultatives pour l’ensemble des secteurs en COCOF
– Maintien des subventions facultatives pour les événements, projets et/ou activités devant avoir lieu dans la période du 1er mars au 30 avril 2020 et ayant été reportés, avec une possibilité de demande de subvention complémentaire en cas de surcoût lié au report ;
– Autorisation d’utiliser les subventions pour liquider les factures déjà engagées pour les événements, projets ou activités ayant été annulés ;
– En parallèle, pour faciliter la vie des organisations, des modalités plus souples seront mises en place avec les administrations (dépôt des pièces justificatives, procédures d’inspection, etc.).

3. Création d’un fonds spécial « COVID-19 » de 29 millions d’euros
Les autorités régionales bruxelloises ont décidé d’apporter un soutien à toutes les entreprises du non-marchand, et en particulier aux services et opérateurs qui sont en premières ligne dans cette crise. Parmi celles-ci, on le sait, les secteurs de l’Action sociale et de la Santé sont d’autant plus touchés par la crise actuelle qu’ils doivent s’adapter et poursuivre leurs activités dans des conditions difficiles et mouvantes. Or, ils constituent un maillon essentiel dans la lutte contre le Covid-19.

3.1. Secteur de l’aide à domicile (2,322 millions d’euros pour 3 mois)
Le secteur de l’aide à domicile est en première ligne dans cette crise. L’ensemble des travailleurs de ce secteur est chaque jour en contact avec les personnes les plus sensibles au Coronavirus. C’est pourquoi des mesures spécifiques sont prévues pour les soutenir dont l’achat de matériels supplémentaires, la réorganisation des tournées, notamment dans un contexte de manque de personnel et la mise en place de nouveaux canaux de communication électroniques.

3.2. Secteur des maisons de repos et maisons de repos et de soins (3,95 millions d’euros pour 3 mois)
Les maisons de repos sont elles aussi au cœur de la crise, apportant un encadrement et des soins aux personnes âgées, tout en appliquant des mesures sanitaires et organisationnelles extrêmement strictes. Dans ce secteur, les coûts supplémentaires liés à la crise sont très importants. Ils concernent, outre l’achat de matériels supplémentaires :
– les aménagements des locaux liés aux mesures de protection et aux confinements de résidents Covid+;
– les charges salariales supplémentaires, le personnel à temps partiel augmentant son temps de travail, le recours à des intérimaires.

3.3. Secteur de l’Action sociale  (4,97 millions d’euros pour 3 mois)
Pour les migrants en transit:
– l’augmentation de la capacité d’accueil à 120 places dans un hôtel avec fourniture de deux repas par jour ;
– l’élargissement de l’accueil à la porte d’Ulysse (jusqu’à 325 personnes) qui est désormais organisé jour et nuit avec distribution de nourriture assurée sur place.

Pour les sans-abris:
Renforcement des acteurs existants :
– la fourniture de produits et matériel de protection à l’ensemble des opérateurs ;
– la mobilisation d’un lieu centralisé pour y organiser douches et sanitaires ;
– le renforcement de Bruss’help pour permettre la coordination de l’ensemble des acteurs bruxellois.
Renforcement des centres de jour (9 opérateurs) :
– le renforcement des maisons d’accueil (notamment transformation du 12h/24 en 24h/24) ;
– le renforcement des maraudes et du travail de rue (4 opérateurs) ;
– le renforcement du New Samusocial et centres d’accueil d’urgence (Centre Ariane et Pierre d’Angle) pour assurer la capacité d’accueil de base.
Création de dispositifs de crise:
– la création, en collaboration avec les 19 communes bruxelloises, de 400 places supplémentaires d’accueil de nuit (permettant notamment de pallier la diminution de capacité de certains centres vu les aménagements en vue de la  séparation des suspects/contaminés) ;
– la création d’une capacité de plus de 300 places d’accueil pour personnes sans-abri diagnostiquées covid-19 ;
– la mise en place d’un service mobile d’intervention (incluant du personnel médical et actif en journée et soirée) permettant d’assurer le transport sécurisé vers l’hôpital ou les places d’accueil décrites ci-dessus. Une maraude sanitaire venant au contact des personnes éloignées des centres d’aide et en rue est également organisée.

Violences envers les femmes :
Mise à disposition de 50 chambres d’hôtel en cas de saturation du réseau des maisons d’accueil ou des refuges pour femmes victimes de violence, avec ou sans enfant, avec un accompagnement psycho-social adéquat.

3.4. Aides aux personnes handicapées (2.866.0000 millions EUR)
Secteur des entreprises de travail adapté (1.600.000 EUR)
– Intervention complémentaire pour compenser la perte de recettes des entreprises de travail adapté ; 
– Chômage temporaire pour cause de force majeure (chômage ‘COVID-19’) pour les ouvriers et les employés ;
– Mesures administratives dont:
. le maintien de la subvention quel que soit le nombre de travailleurs handicapés en activité ;
. l’augmentation de la subvention journalière pour indemnité de chômage (passer de 2 à 4 €) et permettre le dépassement de la limite de chômage par travailleur ;
. l’extension des heures assimilées aux périodes de non-activité pour les travailleurs ne pouvant bénéficier du chômage pour cas de force majeure.

Les services d’accompagnement
– le maintien de la subvention quel que soit le nombre de personnes handicapées accompagnées ou le nombre d’heures prestées ; 
– l’extension des heures assimilées aux périodes de non-activité pour les travailleurs ne pouvant bénéficier du chômage pour cas de force majeure.

Secteur de l’accueil et de l’hébergement [Centres de jour, centres d’hébergement pour personnes handicapées et centres de jour pour enfants scolarisés] (1.246.000 EUR)
– La suspension en 2020 du taux de charges patronales pour permettre le subventionnement des coûts supplémentaires liés notamment aux vêtements de travail, aux prestations irrégulières, etc. ;
– Permettre le subventionnement du coût des prestations irrégulières pour les travailleurs qui seraient mis à la disposition des centres d’hébergement (en centre de jour et en centre de jour pour enfants scolarisés) ;
– Permettre le subventionnement des coûts liés à la mise en place par des centres d’un transport individuel pour permettre la poursuite des prises en charge (essentiellement) paramédicales.

Stagiaires convention d’apprentissage professionnel (20.000 EUR)
– Maintien de l’intervention du service PHARE (remboursement de l’indemnité compensatoire + intervention directe pour le forfait horaire) pour les stagiaires durant toute la période de la crise.

400.000 masques pour soutenir les institutions agréées et/ou subventionnées par la COCOM et la COCOF

Ce week-end, les administrations bruxelloises ont reçu une commande de 400.000 masques chirurgicaux. Ce stock, même s’il ne comblera pas toute la demande, permettra d’apporter un premier soutien face aux situations d’urgence rencontrées par nos institutions.

La COCOM (Iriscare et les Services du Collège réuni) et la COCOF ont reçu 400.000 masques chirurgicaux en provenance de Chine. Cette réserve permettra de soutenir les institutions subventionnées et agréées par ces trois administrations. L’objectif : dépanner les institutions en cas d’urgence pour permettre aux travailleurs du secteur de se protéger au mieux contre le coronavirus.

Cette commande importante ne pourra toutefois répondre à l’ensemble de la demande sur le territoire bruxellois. Il est donc important que les institutions continuent, en parallèle, à poursuivre leurs efforts pour en commander auprès de leurs fournisseurs. Le gouvernement se tient prêt pour les soutenir en cas d’urgence. Dans cette optique, la distribution des masques de la COCOM et de la COCOF sera donc priorisée. Le secteur des maisons de repos et des maisons de repos et de soins est actuellement prioritaire pour l’octroi de ceux-ci.

Pour Alain Maron, Ministre bruxellois de la Santé, « les personnes qui travaillent, de manière rémunérée mais aussi bénévole, dans les secteurs du soin et du social sont à la fois les personnes dont nous avons le plus besoin et en même temps celles qui sont les plus exposées. Nous sommes néanmoins conscients, depuis le début de la crise, du problème du manque de matériel de protection, dont les masques. Nous ne ménageons pas nos efforts pour trouver des solutions ».

Iriscare, les Services du collège réuni et la COCOF continueront à mettre tout en œuvre pour apporter le meilleur soutien à leurs institutions.

Les services publics bruxellois accessibles de chez vous !

À partir de ce mercredi, la Belgique est en confinement jusqu’au 5 avril afin de lutter contre la propagation du COVID-19. Chacun est dès lors prié de rester chez soi et doit limiter les déplacements à l’essentiel : santé, nourriture, banque, pharmacie, poste, essence et aide aux gens dans le besoin.

Les mesures d’évitement sont à l’heure actuelle le seul moyen d’endiguer la propagation du Coronavirus.
Les administrations bruxelloises ont dès lors, pour la plupart, fermé leurs portes et ne sont plus accessibles que par mail ou par téléphone. Il en va de la sécurité des citoyens mais également de la sécurité du personnel des administrations.

Toutefois, de nombreuses applications et services en ligne, vous permettent de rester en contact avec l’administration communale et régionale. La Région de Bruxelles-Capitale a donc créé une page unique référençant les différents liens pour vos démarches administratives

Des manuels d’utilisation de ces services en ligne sont également disponibles. Chacun des manuels contient également les coordonnées de l’helpdesk, en cas de difficultés. La page du site web sera régulièrement mise à jour.

La Région espère ainsi vous permettre de rester en bonne santé, tout en restant connecté à vos devoirs et droits en tant que citoyens.

Mesures renforcées : Nous avons besoin de vous !

Chers concitoyens, chères concitoyennes,

La crise actuelle nécessite que nous changions absolument nos habitudes de vie, au moins jusqu’au 5 avril. Le conseil de sécurité a donc listé de nouvelles mesures (voir la liste complète ici) pour renforcer la lutte contre le coronavirus. Sans ça, le virus va continuer à se propager avec des conséquences désastreuses pour la santé des plus fragiles et pour notre quotidien.

Toutes les mesures de distances sociales décrétées par les autorités n’auront l’effet espéré que si vous y contribuez activement !

Chacune de ces mesures fait diminuer le risque de contamination des personnes les plus à risque et permettra au système de santé de mieux absorber le flux de malades.

1. Vous devez appliquer la « pratique du silo » et plus particulièrement isoler du reste de la société votre silo familial, les personnes qui vivent sous le même toit, dans le même logement. Empêcher la propagation du virus à l’intérieur d’une maison est impossible. Par contre, la vitesse de passage du virus d’une famille, d’un logement à un autre dépendra de la fréquence et de la proximité des contacts entre les individus issus de différentes unités familiales.

Donc : restez chez vous, entre habitants d’un même logement, n’invitez pas les autres, n’allez pas chez les autres. Sortez le moins possible, sauf pour faire des courses essentielles ou pour vous rendre à votre travail s’il s’agit d’un service essentiel à la population et gardez vos distances avec les autres personnes lorsque vous êtes dans l’espace public, dans les magasins.

2. Si vous êtes une personne à risque (> 70  ans ou maladies chroniques) ou que vous avez le moindre doute sur votre état de santé (toux, température, nez qui coule, faiblesse musculaire…) : ne sortez pas ! Faites-vous apporter les choses nécessaires (courses, médicaments,…) par quelqu’un d’autre. De nombreux bénévoles se proposent, ils déposeront tout devant votre porte.
Et bien sûr, si vos symptômes s’aggravent, contactez par téléphone votre médecin traitant.

3. Si vous sortez par nécessité :
– faites autant que possible vos trajets à pied ou à vélo plutôt que de prendre les transports en commun. C’est moins risqué et c’est meilleur pour votre santé !
– avant d’entrer dans un magasin, vérifiez que celui-ci n’est pas bondé, que vous allez pouvoir faire vos achats sans croiser de trop près les autres clients
– à la caisse d’un magasin, évitez les files, et s’il y a une file, laissez au moins un bras tendu (un mètre) de distance entre chaque client
– quand vous rentrez chez vous, lavez-vous les mains !

4. ET… pas de bisous ni autres contacts physiques, sauf de temps en temps au sein de la même famille/du même habitat 

Nous avons besoin de vous, vous avez besoin des autres. C’est en respectant les consignes ensemble que nous freinerons ce virus et sauverons des vies.

Appel aux dons de masques aux hôpitaux : le virologue Marc Van Ranst s’adresse aux citoyens

Marc Van Ranst est virologue et épidémiologiste de la KUL et membre du comité scientifique spécialement créé pour conseiller les autorités sur le coronavirus.

Celles et ceux qui disposent de masques et qui souhaitent les donner aux hôpitaux, vous pouvez les déposer au n° 71, rue Belliard, (Iriscare) 1000 Bruxelles entre 10 et 15 heures.

« Marc Van Ranst appelle les citoyens à remettre les masques pour les hôpitaux.

Afin de prévenir une pénurie, imminente, de masques buccaux, le virologue Marc Van Ranst – membre du comité scientifique spécialement créé pour conseiller les autorités sur le coronavirus – appelle les citoyens à remettre les stocks qu’ils ont achetés aux hôpitaux. Il emboîte ainsi le pas au porte-parole interfédéral francophone Emmanuel André, qui lançait le même appel, dimanche soir.

« Chers amis, vous avez acheté des masques chez le pharmacien. Nos infirmières et médecins ont besoin de ces masques maintenant. Pouvez-vous déposer ces boîtes à la réception de votre hôpital à proximité ? C’est comme ça que vous aidez vraiment vos travailleurs de la santé ! », a tweeté le chef du département de microbiologie de la KU Leuven.

Le porte-parole interfédéral covid-19 Emmanuel André avait déjà exhorté la population avec un message similaire, dimanche soir : « Chers amis qui avez acheté des masques en quantité ces dernières semaines : apportez-les à vos hôpitaux et vos médecins. Ce geste citoyen les protégera, et vos soignants pourront mieux vous protéger et vous soigner. »

Une importante commande de masques de protection a été passée par la Belgique mais n’a finalement pas été livrée, possiblement à cause d’une fraude. La ministre de la Santé publique Maggie De Block (Open Vld) s’attelle à trouver une solution. Une autre livraison, bien moindre, devrait arriver dans les jours à venir.

Si vous souhaitez apporter votre contribution citoyenne, vous trouverez dans la boite à outils des tutoriels pour confectionner vous-mêmes des masques en tissu qui pourront servir aux professionnel.le.s de la santé. Nous vous remercions d’avance pour votre aide.

Mesures spécifiques à destination des personnes sans abri

Depuis le début de l’épidémie, les services du secteur sans-abri mettent tout en œuvre pour s’organiser et s’adapter avec professionnalisme à la situation. Un suivi journalier de la situation est assuré par Bruss’help avec un reporting quotidien vers les autorités. Un comité de crise a été mis en place qui permet de coordonner l’intervention en aide et soins d’urgence.

S’agissant d’un public extrêmement exposé et vulnérable, des mesures urgentes ont été décidées par le Ministre de l’Action sociale, Alain Maron :

· Dès ce mardi 17 mars, une capacité d’accueil de 15 places garantissant les conditions d’isolement et de protection sera mise en place. Cette capacité pourra s’accroitre en fonction des besoins et permettra d’accueillir les personnes qui sont hébergées dans les structures d’accueil du secteur sans abri et qui sont diagnostiquées contaminées par le COVID19 par un médecin de référence établi auprès de Bruss’help.  Cette capacité sera organisée sur le site rue de Trêves géré par la Croix Rouge.
· Les cas sévères seront orientés vers les hôpitaux.
· Dès ce mardi 17 mars, un service mobile d’intervention (incluant du personnel médical et actif en journée et soirée) sera mis en place.  Ce service mobile assuré par le New Samusocial permettra d’assurer le transport sécurisé vers l’hôpital ou les places d’accueil décrites ci-dessus. Une maraude sanitaire venant au contact des personnes éloignées des centres d’aide et en rue sera également organisée.
· Bruss’help garantit la mise en place d’un dispatching interconnecté aux différents centres d’aide (jour, nuit) pour orienter les personnes .

Ces mesures nouvelles font l’objet d’une concertation avec le gouvernement fédéral.  Elles viennent soutenir l’ensemble des démarches entreprises par les acteurs du secteur pour adapter leurs structures d’accueil et leurs modes d’intervention.

Le Ministre Alain Maron tient tout particulièrement à remercier les travailleurs de première ligne « qui se dévouent jour et nuit pour accompagner au mieux les personnes sans-abris et dès lors qui contribuent également à protéger l’ensemble de la population face à la propagation du COVID-19 ».

Pour le Ministre-Président, Rudi Vervoort« le gouvernement bruxellois n’oublie pas les sans-abris et suit scrupuleusement les avis des experts de Médecins du Monde, de la Croix Rouge et du Samusocial en la matière. Nous insistons sur la solidarité et le soutien à tous les groupes fragilisés durant cette crise du Coronavirus ».

Maggie De Block, ministre fédérale de la Santé publique, des Affaires sociales et de l’Asile et la Migration : « Nous déployons des efforts importants pour l’ensemble de la population. Certains groupes cibles spécifiques parmi les sans-abris sont plus difficiles à atteindre. En soutenant ce dispositif, nous permettons qu’ils reçoivent eux aussi les soins nécessaires. C’est dans l’intérêt de tous. »

Report des interventions hospitalières non urgentes : anticiper maintenant pour éviter les problèmes plus tard

Tous les hôpitaux du pays suspendront à partir de ce samedi 14 mars, les consultations, interventions et examens non urgents et ce pour une durée indéterminée. Cette mesure doit alléger la pression dans nos hôpitaux. Ainsi, nous conservons en tout temps la capacité d’assurer les meilleurs soins aux patients atteints du Covid-19, même si une importante augmentation du nombre de contaminations devait se produire.

Maggie De Block, ministre de la Santé publique : « En ce moment, nos hôpitaux et le personnel soignant sont parfaitement en mesure d’affronter la propagation du coronavirus. Il s’agit d’une mesure de précaution : nous anticipons une possible augmentation du nombre de cas d’infection par le coronavirus pour ne pas nous retrouver en difficultés, le moment venu. »

Tous les hôpitaux généraux, universitaires et de revalidation du pays vont postposer les consultations,les interventions et les examens non urgents. Dès que cela sera possible, ils feront le nécessaire pour rattraper ces consultations non urgentes. La situation est suivie de manière continue.

Les consultations,les interventions et les examens urgents continueront bien entendu à avoir lieu. Citons, par exemple, les chimiothérapies, les dialyses, etc.

Restriction des visites
A partir de demain, les visites dans les hôpitaux seront interdites. Outre les hôpitaux généraux, universitaires et de revalidation, les hôpitaux psychiatriques sont également concernés. Pour quelques groupes de personnes, cette interdiction n’est pas d’application :
– les volontaires et stagiaires ;
– les parents (ou tuteurs) de mineurs séjournant dans les unités de soins pédiatriques, de soins postnataux ou en néonatalogie ;
– les parents proches de personnes en état critique ou en fin de vie ;
– les accompagnateurs dans le cadre de consultations, d’examens et interventions indispensables (maximum un accompagnateur par patient).

 Plan d’urgence hospitalier
Les mesures font partie de la phase active du plan d’urgence hospitalier dans laquelle est entré notre pays. Cette décision a été prise par la cellule de gestion du Centre national de crise ce vendredi après-midi.